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30 septembre 2008

Article totalement (dé)con(structif)!

Les articles s'accumulent mais ne paraissent pas.

C'est comme les rêves qu'on fait parfois. Au réveil on en garde un vague souvenir... agréable souvent. Et puis, quand on arrive à s'en souvenir, finalement on était bien, mais pas si bien que ça. C'est l'illusion déformée d'un instant.
Mes écrits du moment sont identiques. Je suis satisfaite de dire ce que j'ai à dire, et puis finalement pas si satisfaite que ça. Puisqu'à la relecture, l'intention y est, mais le ton n'y est pas. Et ça reste enfoui.

Je suis juste fatiguée en ce moment, j'ai besoin d'une cure de sommeil et de vacances... Des vraies. Pas des vacances faites de contraintes et de contrariétés. Pas de vacances avec ma fille qui m'accapare à longueur de journées. Des vraies vacances... La glandouille pendant une semaine, pas d'horaires, pas d'obligations, rien... A part moi et mes envies.

J'ai besoin d'évasion aussi... Cette impression née un matin ne m'a pas quittée. J'ai besoin de défaire, faire, refaire. De supprimer un peu tous mes repères. Et je suis un peu perdue entre l'illusion de l'instant et la folie de l'idée. Perdue entre la convenance de la vie... Ce qu'on nous apprend en nous disant "la vie c'est comme ça, comme ça et comme ça", et la réflexion qui revient si souvent "la vie... a nous d'en faire ce qu'on veut". J'ai envie de dire merde aux préjugés, aux juges et aux intéressés. Quand je pense que je pourrais me planter... Je me dis que je pourrais bien me planter ici ou ailleurs! A moi de choisir entre le piquet et le reste. Rester ou pas... Vivre ou pas... Continuer comme ça ou cracher mes envies par ci, par là...

J'ai besoin de... "Beauté, luxe, calme et volupté"??!

29 septembre 2008

Mae

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"L'enfance sait ce qu'elle veut. Elle veut sortir de l'enfance."
Cocteau

28 septembre 2008

Fantasme...?!

14 ans... [15 peut être?]
La peur au ventre... [La douleur au pied.]
Un mardi matin. [aux environs de 7h.]
La porte blanche s'ouvre. [Pilules... Brancard.]
Je m'allonge.

La conversation s'engage... [Rassurante, légèrement taquine.]
La peur s'envole. [D'autres sensations aimeraient s'éveiller.]
La tête dans le cul! [A moitié shootée.]
Vêtue de cette immonde chemise [qui te laisse l'arrière à l'air...]
Fallait oser... [Le fantasme de l'infirmier.]

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Réflexion du dimanche [aïe!]

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De tout ce que je dis, ce n'est pas parce que je ne dis rien que je n'en pense pas moins!

J'ai besoin de consistance autant que de constance.

En tout et pour tout, le remord ne me touchera pas.

L'essai compte, compte double ou trippe selon la case.

Et comme la case est cochée, rien à regretter!

26 septembre 2008

Imagine...


Découvrez Loïc Lantoine!

25 septembre 2008

Coup de spleen

Ou coup de gueule. Et même si c'est un comme un coup de couteau dans l'eau, tant pis ça ne sert à rien. De toute façon...
Non, je ne parle pas de moi. Mais je suis écoeurée de méchanceté, de bêtise, d'ignorance.
Je suis écoeurée, par ces gens qui passent à côté des autres sans les voir. Qui ont soi-disant des sentiments de compassion autant que de compréhension... Alors que bien souvent ils agissent en laissant des tranchées dentaires sur le sol (non, elles ne rayent plus seulement le parquet) au dépend de lui, d'elle, d'eux... De nous. De tous. Ecoeurée par ceux qui sont tellement gonflés par l'ambition, l'envie, le désir de réussite, l'argent... Et tous les vices cachés, qu'ils ne se rendent même plus compte du mal qu'ils font autour d'eux. Des vies qu'ils peuvent foutrent en l'air. Des gens qui s'éteignent sans même qu'on s'en rende compte.
Ecoeurée. Par ce que le net propose... De l'évasion facile. Alors qu'il est aussi une source d'information riche... très riche, si riche qu'il peut nous faire prendre conscience de bien des choses. Ecoeurée. Complètement. Parce que certains préfèrent être facilement cons plutôt que de se cultiver une minute.
Parce que l'injustice me ronge. Parce que la bêtise me rend malade. Parce que la solitude des uns et des autres les plongent dans la détresse totale.
Ecoeurée simplement.
Parce que je me rappelle avec nostalgie les choses qu'on m'apprenait quand j'étais petite... La politesse, le respect, la déférence. J'ai appris plus tard à m'affirmer, mais en le faisant presque toujours en prenant l'autre en considération. Je ne suis pas de ceux qui écrasent les autres pour se faire une place, ni de ceux qui pensent que pour se sentir bien, il faut absolument se faire cette place. L'injustice me ronge. La bêtise me rend malade. Et je la croise tous les jours. Mais ce que je ne croise plus si souvent, c'est cette politesse, ce respect et cette déférence. Ni le fait que chacun puisse être entouré ou protégé à un moment. Non. A croire que les bons sentiments s'envolent avec l'enfance. On a beau dire que les enfants sont méchants entre eux, les adultes sont bien pires. A croire qu'avoir une petite pensée altruiste prend trop de temps. La vie est tellement précieuse que prendre son temps pour épargner une personne coûte bien peu. A croire aussi, que grandir rend vraiment con.
J'aimerais retrouver mon insouciance... face à l'humanité à défaut de l'humanisme.

23 septembre 2008

Nie! déni, renie, ni...?

Moi je dis que si c'est vrai... On aura tout vu!
Le français doit être masochiste au possible...

A l'usure il nous aura...

Soleh groom services bonjour!

Je vais me lancer dans le service pour particuliers! Majordome de luxe!
Pour ceux qui ne le sauraient pas (qui pourrait le savoir d'ailleurs!) je suis assistante en ingénierie de formation continue.
Depuis peu mon emploi s'est transformé en "assistante de stagiaire de formation continue"...

Demande du jour (plutôt cocasse à mon goût!) :
-"merci de trouver un médecin pour Mr X (stagiaire), dans le quartier des facs, qui soit suffisamment disponible pour le recevoir aujourd'hui... Et un bon médecin bien sûr, réputé de préférence."
-"bien sûr madame! je dois le conduire moi-même? avec ou sans le ponpon?"

Nan mais vraiment...? Sérieux...? Quand vous étiez étudiant vous... Vous demandiez à la secrétaire de vous trouvez un médecin...? Je dois peut être payer leur facture aussi? Hier je devais trouver un laboratoire d'analyses médicales, et aujourd'hui un médecin! Et le pire, c'est que je dois le faire...! puisqu'il faut être serviable!

J'en peux plus de ce boulot... Ca devient un grand n'importe quoi... Mais ce n'est qu'une demande parmis tant d'autres! Seulement les ingénieurs de formation sont de plus en plus originaux dans leurs attentes!

Là... J'ai vraiment, mais vraiment besoin d'organiser ma vie.

21 septembre 2008

Nostalgie...

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Blocage

Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier.

En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.

Qu’ai-je alors entre mes bras ?

Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur.

Mais il y a aussi des consolations qui viennent à moi sans y être conviées et qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux : Je suis ton plaisir – aime-les tous ! Je suis ton talent – fais-en aussi mauvais usage que de toi-même ! Je suis ton désir de jouissance – seuls vivent les gourmets ! Je suis ta solitude – méprise les hommes ! Je suis ton aspiration à la mort – alors tranche !

[...]En effet, lorsque mon désespoir me dit : Perds confiance, car chaque jour n’est qu’une trêve entre deux nuits, la fausse consolation me crie : Espère, car chaque nuit n’est qu’une trêve entre deux jours.

Mais l’humanité n’a que faire d’une consolation en forme de mot d’esprit : elle a besoin d’une consolation qui illumine. Et celui qui souhaite devenir mauvais, c’est-à-dire devenir un homme qui agisse comme si toutes les actions étaient défendables, doit au moins avoir la bonté de le remarquer lorsqu’il y parvient.

[...]Je peux voir la liberté incarnée dans un animal qui traverse rapidement une clairière et entendre une voix qui chuchote : Vis simplement, prends ce que tu désires et n’aie pas peur des lois ! Mais qu’est-ce que ce bon conseil si ce n’est une consolation pour le fait que la liberté n’existe pas – et quelle impitoyable consolation pour celui qui s’avise que l’être humain doit mettre des millions d’années à devenir un lézard !

[...]Mais la liberté commence par l’esclavage et la souveraineté par la dépendance. Le signe le plus certain de ma servitude est ma peur de vivre. Le signe définitif de ma liberté est le fait que ma peur laisse la place à la joie tranquille de l’indépendance. On dirait que j’ai besoin de la dépendance pour pouvoir finalement connaître la consolation d’être un homme libre, et c’est certainement vrai. A la lumière de mes actes, je m’aperçois que toute ma vie semble n’avoir eu pour but que de faire mon propre malheur. Ce qui devrait m’apporter la liberté m’apporte l’esclavage et les pierres en guise de pain.

[...]Et, lorsque la dépression arrive finalement, je suis aussi son esclave. Mon plus grand désir est de la retenir, mon plus grand plaisir est de sentir que tout ce que je valais résidait dans ce que je crois avoir perdu : la capacité de créer de la beauté à partir de mon désespoir, de mon dégoût et de mes faiblesses. Avec une joie amère, je désire voir mes maisons tomber en ruine et me voir moi-même enseveli sous la neige de l’oubli. Mais la dépression est une poupée russe et, dans la dernière poupée, se trouvent un couteau, une lame de rasoir, un poison, une eau profonde et un saut dans un grand trou. Je finis par devenir l’esclave de tous ces instruments de mort. Ils me suivent comme des chiens, à moins que le chien, ce ne soit moi. Et il me semble comprendre que le suicide est la seule preuve de la liberté humaine.

Mais, venant d’une direction que je ne soupçonne pas encore, voici que s’approche le miracle de la libération. Cela peut se produire sur le rivage, et la même éternité qui, tout à l’heure, suscitait mon effroi est maintenant le témoin de mon accession à la liberté. En quoi consiste donc ce miracle ? Tout simplement dans la découverte soudaine que personne, aucune puissance, aucun être humain, n’a le droit d’énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s’étioler. Car si ce désir n’existe pas, qu’est-ce qui peut alors exister ?

[...]Personne n’a le droit d’exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n’est pas le devoir avant tout mais : la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l’on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome.

[...]Mais tout ce qui m’arrive d’important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer à la voile, la joie que l’on donne à un enfant, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie.

Je soulève donc de mes épaules le fardeau du temps et, par la même occasion, celui des performances que l’on exige de moi. Ma vie n’est pas quelque chose que l’on doive mesurer. Ni le saut du cabri ni le lever du soleil ne sont des performances. Une vie humaine n’est pas non plus une performance, mais quelque chose qui grandit et cherche à atteindre la perfection. Et ce qui est parfait n’accomplit pas de performance : ce qui est parfait œuvre en état de repos. Il est absurde de prétendre que la mer soit faite pour porter des armadas et des dauphins. Certes, elle le fait – mais en conservant sa liberté. Il est également absurde de prétendre que l’homme soit fait pour autre chose que pour vivre. Certes, il approvisionne des machines et il écrit des livres, mais il pourrait tout aussi bien faire autre chose. L’important est qu’il fasse ce qu’il fait en toute liberté et en pleine conscience de ce que, comme tout autre détail de la création, il est une fin en soi. Il repose en lui-même comme une pierre sur le sable.

[...]Selon moi, une sorte de liberté est perdue pour toujours ou pour longtemps. C’est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l’oiseau et que l’animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt de Walden – mais où est maintenant la forêt où l’être humain puisse prouver qu’il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?

Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l’instant que je le fasse à l’intérieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n’ai rien à opposer que moi-même – mais, d’un autre côté, c’est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.

Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu’une consolation et plus grande qu’une philosophie, c’est-à-dire une raison de vivre.

 

Stig Dagerman
"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier"

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